Le moine auto momifié

À Samui, petite ville de Thaïlande très prisée par les surfers, vous pouvez trouver un musée dont un élément exposé est extraordinaire : le corps d’un moine bouddhiste momifié, en position assise. Il s’agit du corps de Luang Pho Daeng.

SON HISTOIRE

Lorsqu’il atteint l’âge de 20 ans, Luang prévoit d’entrer dans les ordres bouddhistes. Mais ses plans s’envolent lorsqu’il tombe amoureux. Après son mariage, Luang et sa femme élèvent six enfants et mènent une vie de famille heureuse.

En 1944, Luang a 50 ans. Alors que ses enfants sont adultes et indépendants, il reprend son vœu d’entrer dans les ordres et devient moine bouddhiste.

Sa soif d’apprendre, à travers les textes bouddhistes et la méditation, lui permet d’acquérir rapidement un rang spirituel élevé, suscitant l’admiration et le respect par ses pairs. Les techniques de méditation de Luang deviennent réputées et bien des fidèles suivent sa trace.

Après sa courte vie de moine au sein d’un temple situé dans le sud de la Thaïlande, Luang devient enseignant à Wat Khunaram, lui permettant de se rapprocher de sa famille.

SES DERNIERS JOURS

En 1973, alors qu’il a 70 ans, Luang sent sa fin proche. Il décide alors de méditer jusqu’à sa mort, soit deux mois plus tard. Les sept jours précédant sa mort, il ne mange ni ne boit rien, de façon à préserver son corps par déshydratation.

Afin de respecter son dernier souhait, après sa mort, ses étudiants placent son corps au sein du temple, dans la position méditative du lotus, en prenant soin de garder le dos droit.

LA MOMIE DU MOINE

Aujourd’hui, 45 ans après sa mort, le corps de Luang est parfaitement conservé. Il reste même quelques cheveux sur sa tête.

Son corps est toujours exposé dans le temple Wat Khunaram et afin de ne pas effrayer les visiteurs, les moines bouddhistes ont pris soin de couvrir ses yeux écarquillés avec des lunettes de soleil. Ses organes internes sont intacts, si ce n’est que la déshydratation les ont légèrement rétrécit.

Sources photo:

Commons wikimedia

Ficker : Karen Green

Thajsko-kambodza

Auteure : Ezio

Correction et vérification : Davy Chatillon

Date de publication : 16 Oct, 2018