SES ORIGINES

La Faucheuse, ce personnage mythologique symbolisant la mort telle que nous la connaissons en Occident contemporain, est née au cours du moyen-âge, alors que la Peste ravageait les peuples.

Les premières personnes à l’avoir représentée sont les peintres italiens. A travers leurs fresques nous pouvons voir la mort “faucher” les malades, geste symbolisant le côté brutal et inattendu de la mort.

Dans notre folklore, la Faucheuse était au départ représentée par un cadavre en décomposition ou momifié. Au XVIe siècle, les artistes changent son image en la symbolisant par un squelette portant une robe noire à capuche et une faux.

La faux représente l’acte de couper les derniers liens entre l’âme et le corps. La vocation de la robe noire est indéterminée mais nous pensons qu’il s’agit d’un accessoire servant à accentuer l’angoisse de la mort.

Il semblerait que le choix de remplacer le cadavre momifié par un squelette soit lié aux quatre cavaliers de l’apocalypse. En effet dans le dernier livre du Nouveau Testament, le “livre des révélations”, il est fait mention de ces quatre cavaliers. Dans cet ouvrage, le cavalier de la mort est dépeint comme un squelette vêtu d’un linceul blanc et montant un cheval pâle.

Au moyen âge, le deuil se portait en blanc, tandis que le noir symbolisait la pureté et le mariage. Puis, un jour, Anne de Bretagne décide de porter du noir à l’enterrement de son fils (au XVe siècle), (nous n’avons trouvé aucune raison apparente à ceci). Puis, elle porte de nouveau du noir lors de l’enterrement de son mari. Suite à celà, Catherine de Médicis suit le mouvement et c’est ainsi qu’une nouvelle coutume est adoptée : à partir de cette période, les symboliques des deux couleurs sont inversées.

Ceci peut expliquer la raison pour laquelle les peintres du XVIe siècle, pourtant si attachés au Livre des Révélations pour y puiser leur inspiration de la personnification de la mort, ont décidé de vêtir un squelette de noir et non de blanc, comme dépeint originalement.

LES ALLÉGORIES DÉRIVÉES

En Angleterre, la Faucheuse est appelée « Grim Reaper », signifiant littéralement la “faucheuse macabre”.  Leur vision de la Faucheuse est plus ou moins similaire au personnage de l’Ankou, issu de la culture celte.  Elle récolte ses morts au milieu de la nuit afin de les escorter dans le monde inconnu des vivants, par le biais d’une diligence tirée par des chevaux blancs. Parfois, la mort est représentée sur un seul cheval blanc, sans diligence.

En Irlande, la notion de la Faucheuse diverge de la notre. Nommée Dullahan, elle est représentée par un cavalier sans tête, non genré et chevauchant un cheval noir. En réalité, le Dullahan possède une tête, mais il préfère la porter sous son bras, plutôt que sur ses épaules arborant un large sourire malsain reliant une oreille à l’autre. Pour faire avancer plus vite sa monture, le Dullahan la fouette avec un fouet confectionné à partir d’une colonne vertébrale humaine. Et lorsqu’il prononce le nom d’une personne, celle-ci meurt aussitôt.

Auteurs : Davy Chatillon et Ezio

la Faucheuse en occident contemporain

 


Date de publication : 26 Oct, 2018 - Dernière mise à jour : 30 Oct, 2018